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La vérité nue... (Gaël)

KAPPA
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MessageSujet: La vérité nue... (Gaël) Dim 18 Nov - 2:22

Le droit institutionnel, n’était déjà pas exactement le domaine de prédilection d’Eileen. Ni le contenu ni l’enseignant se rapportant à cette matière ne parvenaient à soulever l’enthousiasme de la jeune étudiante, et ce malgré l’affection manifeste de celle-ci pour le droit en général. Et là, comble du désespoir ! Le professeur annonçait qu’il leur donnait un travail en binôme à effectuer pour la semaine à venir .Binôme qu’il formait lui-même évidemment, sinon tout cela aurait encore manqué de sel… Eileen détestait les travaux en groupe, si sa sociabilité naturelle lui permettait de s’entendre avec quasiment tous les êtres humains croisant sa route (pour peu qu’elle se force un peu), il y avait une chose et une seule avec laquelle la jeune femme ne plaisantait pas et c’était bien le droit. Non pas qu’elle soit un bourreau de travail ou persuadée d’être brillantissime mais elle avait simplement remarqué que s’accorder sur le plan intellectuel avec les autres lui était beaucoup moins aisé que de sympathiser avec eux. Aussi entourée qu’elle pouvait paraître, la jeune femme restait une solitaire dans l’âme et jusqu’à maintenant le cursus qu’elle avait choisi s’avérait justement à l’exact opposé de la vie privée de l’étudiante, c’est à dire exempt de toute intrusion extérieure.
Voilà donc la jeune Weir affublée, à son plus grand désarroi, d’un binôme se présentant sous les traits d’une minuscule blondinette dont le sourire n’aurait pas dépareillé dans une publicité pour un dentifrice. La ‘nouvelle amie’ d’Eileen, qui se nommait visiblement Cassidy semblait vraiment plus enthousiaste et ce « malgré le fait qu’elle soit une de ces filles de fraternité que personnes ne prend vraiment au sérieux » dixit l’intéressée. Splendide voilà une alliance qui commençait sur de formidables bases. Pourvu qu’elle ait la bonne idée d’accepter de découper le sujet en deux et de ne plus se parler au moins avant la mise en commun. Du moins ce fut la première pensée de la jeune femme, car en 5 minutes de conversation brièvement échangées à la fin du cours, Eileen changea finalement d’avis face à sa nouvelle partenaire. L’étudiante en face d’elle était plutôt sympathique, malgré un penchant plus que prononcé pour la citation de proverbes plus ou moins inventés et l’évocation de clichés à la fois drôles et agaçants. Bref, cette Cassidy, Eileen l’appréciait déjà et c’est pourquoi elle accepta non seulement de se lancer directement après les cours dans un petit débriefing sur le projet mais finit également par proposer à sa partenaire d’aller boire un verre en sortant de la bibliothèque ayant abrité leurs travaux. Et ce fut à ce moment là qu’Eileen glissa dans l’ennui. Il s’avérait que son binôme ne buvait QUE de l’eau pétillante, était passionné par les chats persans et sortait d’une énième rupture d’avec un certain Brian, grand infidèle de son état. En une heure et demie montre en poing, Eileen avait collecté assez d’informations pour écrire une biographie complète de la jeune femme. Elle ne l’en appréciait pas moins, mais la trouvait franchement beaucoup moins fun d’un coup. La jeune Weir entreprit donc d’enchaîner les verres jusqu’à ce que la conversation se tarisse et qu’elles se quittent l’une l’autre en bon terme.
C’est donc légèrement éméchée et passablement ennuyée de sa soirée que la jeune femme rentra dans la chambre qui lui était réservée au sein de la maison des Kappa. Comme d’habitude, elle traversa les deux mètres qui faisaient office d’entrée dans le noir complet et jeta sa veste sur une chaise avant d’abandonner ses chaussures dans son sillage. Elle hésita à retirer son chemisier dans la foulée mais se souvint à temps que les étudiants de la maison voisine lui avaient avoués au cours d’une soirée précédente qu’elle constituait un spectacle occasionnel en oubliant parfois de fermer ses volets avant de retirer son top et d’allumer la lumière. Un brin écœurée face à ce souvenir, elle abandonna immédiatement son activité de déboutonnage et alluma directement la lampe qui se trouvait à sa droite pour vérifier que les volets étaient effectivement fermés et là….


« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRGH »

La surprise de sa vie. La pire terreur de sa vie, plutôt oui. Un type se trouvait étendu là, sur son lit, dans le plus simple appareil un sourire béant sur sa face. En soi, un homme dans le lit d’Eileen Weir ne représentait absolument pas une surprise, un homme nu de surcroit non plus pour être tout à fait honnête. Mais la jeune femme s’attendait à tout sauf à en trouver un ce soir précisément, sans qu’aucun indice ne l’aie préalablement préparée à cette découverte qui aurait pu s’avérer charmante dans d’autres circonstances… Vraiment charmante ? C’est tout ce qui lui venait à l’esprit à l’instant ? Ceci dit, en voyant l’immense sourire du jeune homme s’effacer pour laisser place à la stupéfaction la plus complète, Eileen devinait aisément qu’elle n’était ni la personne ni la réaction attendues… Dans le couloir, plusieurs bruits de voix et de pas se firent entendre, annonçant que le cri de la jeune femme avait alerté ses voisins les plus proches, trois ou quatre personnes pas plus. Évidemment, qui n'aurait pas été alerté par un tel vacarme dans une résidence à minuit passé ? N'importe quel étudiant sensé. Mais les Kappas ne rentraient pas forcément dans le moule de l'étudiant 'sensé', et il en fallait plus qu'un cri féminin pour alerter toute la maisonnée, de toute façon passablement vide à cette heure de la nuit, même pour un soir de semaine. Tournant à ses risques et périls le dos à l’intrus, elle retraversa la pièce et entrouvrit la porte de sa chambre pour s’époumoner :

« Fausse alerte les copains, un abruti m’a encore envoyé un extrait du concert de Justin Bieber en pièce jointe au lieu du dernier cours de droit pénal. Désolée ! »

Deux-trois grommellements et un ricanement à la fois stupide et salvateur plus tard, chacun avait regagné son domaine respectif et s'était désintéressé de l'événement. Eileen nota intérieurement de ne JAMAIS compter sur ses frères et sœurs en cas de viol, cette maison déconnectaient complètement ses habitants de la réalité.
Puis elle claqua la porte et se tourna vers le seul et unique coupable de toute cette agitation, une autre idole des jeunes à sa façon si ce n'est que les vierges effarouchées ne le restaient pas longtemps avec lui.


« Mais Curtis, tu fous quoi là ? »

Pourtant rarement adepte du langage vulgaire, Eileen n’avait vraiment rien trouvé de mieux à dire sur l’instant face à Gaël Curtis, leader même des Kappa et actuellement complètement nu et hébété face à la jeune femme. Elle reprit la veste qu'elle avait jeté quelques minutes auparavant et lui lança. Puis elle écarquilla les yeux et se mit à effectuer plusieurs gestes avec ses bras avant de s'exclamer:


« Non, non. Ne te cache pas avec ça. Je ne vais plus jamais pouvoir la re… »

Et là se fut l’explosion. Un fou rire phénoménal la prit, ne lui laissant même pas le temps d’achever sa phrase. Un immense sourire barra la bouche de la jeune femme tandis qu’un rire dont elle tentait tant bien que mal d’atténuer les sons lui échappait. Elle secoua la tête et tenta de faire refluer les secousses faisant tressauter ses épaules, mais son regard embrassant encore la silhouette du jeune homme elle repartit dans un long rire silencieux…

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MessageSujet: Re: La vérité nue... (Gaël) Dim 18 Nov - 18:12

► La vérité nue...


Tout cela avait commencé par le sourire d'une jolie fille, quelques semaines auparavant. Elle avait adressé ce sourire à Gaël, récolteur de sourire en chef. Celui ci faisait alors sa rentrée, comme tout le monde, recherchant sa, ou plutôt ses prochaines proies. Rien de mieux qu'une jolie fille pour se détendre avant les cours, non? Il avait donc fait une petite liste dans sa tête, donc la fille au sourire fit parti. Elle l'aborda trois jours après, toujours aussi souriante, à croire qu'on lui avait agrafé les pommettes et que plus jamais elle ne retrouverait visage humain. Elle lui proposa d'aller boire un café, et ils firent connaissance tout deux, parlant de tout et de rien, se racontant leurs vies, ou plutôt elle parlant et lui écoutant. Pas du genre bavard, il se contenta de répondre à quelques questions, les yeux rivés sur le sourire de mademoiselle. Bon dieu, comment pouvait-on avoir autant de dents dans un si petit endroit? C'était assez fascinant. Le rendez vous se passa bien, tout marchait sur des roulettes. Et puis elle postula pour rejoindre la fraternité. Ce qui l'arrangeait pas des masses. Avoir une folle fou de vous dans la chambre d'à coté peu être vraiment vraiment très flippant. Elle passa le bizutage avec brio et devint sa "soeur". Des lors, elle manifesta un désintérêt des plus totales pour lui. Ce qui bien évidemment, vexa l'homme. On ne rejetait pas un Curtis, et on ne l'utilisait pas simplement pour passer un recrutement. Il ignora la jeune femme, continuant ses conquêtes, ses études, bref sa petite vie. Et puis il y eu ce soir la. Ils étaient la, dans une des salles de la maison Kappa, affalés sur les canapés, une petite dizaine pas plus. La jeune femme s'était installé contre lui, vautrée et à moitié endormis. Elle écoutait des premières années raconter des anecdotes idiotes et ennuyeuses, lorsqu'elle pencha la tête en arrière, regardant Gaël avec un soudain intérêt. « Curtis je m'ennui tu sais. Je m'ennui tout le temps,c'est vraiment terrible hein? Et figures toi que demain... Demain c'est mon anniversaire, et je vais encooore m'ennuyer... » Elle avait alors eu un de ces nombreux sourires, alors que sa main parcourait la cuisse du jeune homme. « Je suis sur que tu aurais un moyen pour me faire plaisir.. un idée de cadeau.. tu vois? » Sa main était remontée, assez haut, sur la jambe du garçon un peu éméché, qui se demandé dans quel maison il était tombé. Cette fille était.. spécial. Mais après tout, son message était clair, et n'était pas pour déplaire au brun qui se mit à sourire, très intéressé. Si on lui aurait demandé, il aurait affirmé que le fait d'attendre demain était de trop, qu'elle pouvait bien avoir son cadeau la maintenant, malgré la présence des autres. Oui mais non, il avait acquis assez d’expérience pour savoir que si il la brusquait et n'allait pas dans son sens, il passerait les nuits suivantes tout seul avec une jolie marque rouge de main sur la joue.

Il avait donc décidé qu'il offrirait ce "cadeau" à la jeunette. Il ne manqua pas d'en parler à un ami, qui lui conseilla de lui faire un surprise. Sorte de paquet cadeau, pour pimenter le tout. Idée étrange, mais surement marrante. Après quelques verre avec le-dit ami, il se décida à passer à l'action. Prenant son courage à deux mains, il se mit à monter les escaliers, direction la chambre de la femme qui reviendrait plus tard. Elle allait avoir la surprise de sa vie. Après tout, qui ne rêverait pas d'avoir Gaël Curtis dans ses draps? Sans s'appeler Narcisse, il était tout de même assez conscient de ses charmes et de ce qu'ils impliquaient, et savait en jouer. Et ce soir, il en jouerait. Entrant dans la petite chambre plutôt bien décoré, il avisa de fermer la porte et d'allumer la lumière, le temps de tout préparer. Il avait joué et rejoué la scène dans tout les sens, dans son esprit, et avait une confiance aveugle quant au résultat de cette surprise. Il allait passer une nuit torride à en réveiller toute la baraque. Il ne pu sourire à cette idée et entreprit de déboutonner sa chemise. Entreprise difficile après quelques verres de trop. Il y arriva tout de même, laissa tomber le bous de tissu par terre et fit de même avec le reste de ses vêtements. Dans le plus simple appareil, il éteignit la lumière histoire d'être encore plus surprenant, et se laissa tomber sur le lit, ventre contre le matelas. Après un moment de réflexion, il se conforta dans l'idée que la position n'était pas franchement sexy. Il se retourna donc, repliant une jambe et passant le bras sous sa tête. Pas convaincu, il se redressa sur les coudes, se tourna sur le coté, repliant et relevant une jambe, tentant de se mettre à son avantage. La position avait tout d'un apollon certes, mais il avait un peu froid. Il hésita encore entre plusieurs poses, avant de se remettre sur le coté, la tête dans sa main, son poids sur son coude. Il attrapa un des oreillers et le plaça devant son entre jambe histoire d'avoir l'air encore plus.. surprenant? Il hésita et le reposa à sa place. Son cerveau cuvait de toute façon, il n'avait pas à chercher d'excuse. Il attendit un long moment dans le noir, prêt à jouer de ses charmes. Enfin, un bruit dans le couloir retint son attention. La porte s'ouvrit. Tout frémissant et impatient de voir la réaction de la blonde, il ne fit pas tellement attention au temps qu'elle mit à éclairer la pièce. Le coeur battant, il attendit, tout sourire, que la lumière s'allume pour faire sa surprise. Et la surprise fut de taille.

Un hurlement retentit dans la maison. Ce n'était pas le genre de bruit que Gaël aurait aimé faire ce soir. Il perdit rapidement le sourire au fur et à mesure qu'il se rendait compte de la situation. Il était nu, et dans la mauvaise chambre. Et Eileen avait hurlé en le voyant. La première chose à laquelle il pensa fut le coussin qu'il avait rangé. Grave erreur, puisque celui ci le protégeait. Et la devant la jeune femme qui rassurait les autres habitants alors que Gaël s'était rassit sous la surprise, il était totalement vulnérable. Le rouge prit place sur son visage alors qu'il tentait tant bien que mal de comprendre comment avait-il pu être assez con pour se tromper de chambre. Elle ferma la porte et se retourna vers lui, ce qui eu pour conséquence de faire rougir l'étudiant en droit encore plus que possible. Son coeur battait à tout rompre alors qu'elle lui demandait ce qu'il foutait la. La seule réponse qui lui venait en tête était un acerbe "ça ne se voit pas? J'fais un tennis la!" Cependant il ne pu laisser les mots franchir ses lèvres. Tout ce qu'il arriva à baragouiner fut « Je.. Je.. C'est pas toi... Que j'attendais » Il se tourna vers elle, remarquant qu'il avait depuis le début détourné le regard, et lui fit un sourire mi gêné, mi surpris, mi désolé. Pour toute réponse, la brunette lui lança une veste, dont il commença à se servir pour se couvrir. Mauvaise idée vu la réaction de la jeune femme. « Non, non. Ne te cache pas avec ça. Je ne vais plus jamais pouvoir la re… » Et la arriva le pire. Elle éclata de rire. Tentant de caché son hilarité il ne pu que le gêner encore plus. Et puis d'abord pourquoi riait-elle? C'était quasiment vexant. Il n'était pas le plus populaire de sa maison pour rien après tout, il n'avait absolument rien à envier à personne. Alors pourquoi se foutait-elle de lui? Parce que la situation s'y portait. Il garda son visage fermé, vraiment très rouge, et se leva d'un bon tout en tentant de cacher certaines parties de son corps, se pencha et attrapa son caleçon, vexé au possible. « C'est vraiment vraiment pas drôle Weir, alors arrêtes pitié » Tout en enfilant son sous vêtement, il s'imagina la réaction du campus quand tous apprendraient son erreur. C'était vraiment vraiment la honte. Il n fallait pas que cela s'ébruite sinon il était foutu. « Eileen sérieusement, chut, tu vas réveiller tout le monde... Non pitié oublis tout ce qui vient de se passer, tu n'as.. tu n'as rien vu, ok? » Un faible sourire suppliant prit place sur son visage, où beaucoup d'expressions plus débiles les unes que les autres avaient déjà prit place. Pour sur, il était doué pour les surprises.
△everleigh


Dernière édition par Gaël Curtis le Lun 19 Nov - 21:00, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: La vérité nue... (Gaël) Dim 18 Nov - 21:43

Gaël Curtis. Et dire que ce grand niais faisait déjà parti des ‘légendes’ de sa fraternité, peut être même du campus ! Bon soyons tout à fait honnête, le jeune homme avait quand même de sacrés … ahem, arguments. Et par arguments, Eileen entendait entre autres qualités sa carrure sportive, son sourire charmeur et sa légendaire habileté à baratiner, évidemment. Cependant reconnaître ces qualités ne revient pas exactement à y céder. Car si la jeune femme finissait toujours par s’amuser des aventures du leader des Kappa, c’était justement parce qu’elle le connaissait très bien. Ou plutôt elle connaissait très bien les types comme Gaël. Et pour cause, ils étaient souvent ses ex amours de lycée, ses voisins de palier, ses compagnons de soirée, en fait, même son frère sous certain aspect, pouvait passer pour un Gaël bis. Bref, la jeune femme ressentait à la fois une forte empathie pour l’impertinent étudiant et un certain désabusement face à son attitude générale. D’ailleurs, en imaginant qu’elle n’ait pas été une des protagonistes principaux de « l’événement du jour » - ou de la nuit plutôt – le récit de ce qui venait de se passer ne l’aurait absolument pas étonnée et lui aurait provoqué un sacré fou rire. La bonne nouvelle pour Gaël était donc qu’il avait le mérite de l’avoir surprise sur le moment, ce qui n’aurait jamais été le cas par le biais de la rumeur. D’ailleurs, les rumeurs, Eileen n’en avait pas besoin pour entendre les dernières aventures du jeune homme. Se connaissant suffisamment pour que la situation actuelle soit franchement gênante mais vraiment pas assez pour que le malaise disparaisse dans l’immédiat, les jeunes gens étaient l’un pour l’autre ce que l’on pouvait qualifier de connaissances. Celles du genre qui se saluent dans la salle commune, ont déjà échangés de vagues et brèves conversations au self ou encore qui se taquinent mutuellement les lendemains de soirées. Parce qu’aussi moqueuse que soit l’attitude de la jeune femme face à la réputation de l’aîné des Curtis, la sienne ne valait en réalité guère mieux en y réfléchissant bien. Bon certes, le tableau de chasse de l’étudiante n’avait rien à voir avec celui de Gaël, ses conquêtes déjà trop nombreuses pour ne pas éveiller quelques remarques déplaisantes ne faisaient absolument pas d’ombre au statut de séducteur quasi pathologique de son frère Kappa. Mais ils étaient tous deux des êtres extrêmement sociaux, souvent très entourés, très bruyants et parfois sérieusement imbibés. Si l’on ajoutait à cela qu’ils étaient membre de la même fraternité et tous deux étudiants en droit, cela commençait à faire beaucoup de points communs… Bon, jamais Eileen ne se retrouverait complètement nue par erreur dans le lit d’un autre membre de Kappa, c’était certain. Non mais franchement, quelle idée l’avait encore pris ? Un scénario se déroula à toute vitesse dans l’esprit encore bien lucide de la jeune femme. Evidemment, cet idiot avait du boire un coup de trop et se tromper d’une porte. D’ailleurs, sa brève et infructueuse tentative d’explication – qui au passage le faisait paraître encore plus pitoyable qu’avant, si cela était possible – confirmait les hypothèses avancées. En même temps, cela aurait été sacrément culoté de se lancer dans une telle entreprise avec Eileen, sachant qu’aucune avance n’avait jamais été effectuée ni dans un sens ni dans l’autre. Ce qui provoqua l’hilarité de la jeune femme ce fut d’abord le regard mi-chien battu mi-mortifié de Gaël lorsqu’elle eut finit de sauver son honneur en écartant ses voisins de palier. Ensuite la situation en elle-même, ce type d’habitude si pédant debout nu au milieu de sa chambre avec pour tout moyen de protéger leurs pudeurs respectives ses propres mains… Et enfin son propre hurlement, la stupidité de sa réaction face à une situation déjà suffisamment gênante pour l’un comme pour l’autre. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer ce qui se serait produit si un des types qu’elle avait plus ou moins alerté avait ouvert la porte. Visiblement, la même pensée venait d’effleurer Gaël puisque sa deuxième intervention orale fut pour la supplier de cesser de rire. Sérieusement, il ne trouvait pas la situation drôle ? Oh, c’est vrai, l’égo masculin.

« Je suis désolée, hoqueta t’elle, ça n’a rien à voir avec toi. Enfin si, mais... Tu es à poil dans ma chambre, quand même. »

Elle reprit son sérieux. Du moins sembla le reprendre, parce que sa phrase était franchement teintée de moquerie :


« Ne t’en fais pas, il n’y a rien de risible chez toi…physiquement parlant. Par contre, le reste c’est discutable. Depuis quand tu as besoin d’un plan dans ta propre maison ? »

L’ironie passée, la jeune étudiante en droit était parvenue à retrouver une certaine maîtrise sur ses émotions bien que la situation continuait toujours autant de l’amuser. Une part d’elle-même se sentit même quelque peu vexée par la dernière réflexion de Gaël. Peut-être avait-elle une meilleure perception de la personnalité de ce dernier qu’il n’en avait de la sienne. Elle n’était vraiment pas du genre à donner de quoi alimenter les ragots, même d’aussi croustillants que celui-là.

« Hey, tu viens me coller la frousse de ma vie, là, et maintenant tu me demandes de faire moins de bruit ! Hmm tu sais Curtis, ça va être difficile pour moi d’oublier ce que je viens de voir étant donné que maintenant, il n’y a plus grand-chose chez toi qui puisse constituer un secret pour moi. Si tu vois ce que je veux dire… Pas de panique, je n’ai aucun intérêt à raconter de partout que trouver des types à poil dans mon lit provoque chez moi ce genre de réactions.»

Elle marqua une pose durant laquelle un sourire malicieux vint s’accrocher sur ses lèvres.

« Remarque, mon silence pourrait bien avoir un prix. Autant profiter de la situation, tu as bien quelques faveurs à m’accorder, non ? »

Nouvelle pose savamment orchestrée afin de laisser à l’imagination visiblement débordante de Gaël tout le temps de fonctionner. Pour la première fois depuis qu’elle l’avait découvert dans sa chambre, Eileen posa un regard qui n’avait rien d’involontaire sur le jeune homme qui se tenait en caleçon devant elle et son anatomie.

« Je trouve ma chambre vraiment minuscule, rappelle-moi combien de mètres-carrés fait la tienne ? »

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